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___ «Il m'était impossible d'imaginer le revoir ici, même après tout ce temps. J'avais tout quitté. Ma maison à Forks, Charlie, le peu d'amis qui me restaient. Et tout ça pour quoi ? Le retrouver à l'autre bout de l'Amérique ? Et d'abord, que faisait-il ici ? A mon plus grand bonheur, lui ne m'avait pas encore vu. Malgré mes efforts, je contemplai son dos. Toujours aussi droit, aussi fin. Toujours habillé de manière chic. Et ses mains, toujours aussi blanches et gracieuses. J'en fus tentée de vérifier si la froideur y était encore. Ses cheveux étaient, comme à l'accoutumée, toujours aussi en désordre. Le revoir fit rouvrir ce trou dans ma poitrine et ma main d'office appuya sur ce point douloureux. J'en haletai. Les larmes montèrent à mes yeux. Je tentai à plusieurs reprises de l'appeler, j'en fus incapable. Je me demandai si ce n'était pas un cauchemar. J'avançai d'à peine deux pas que je le vis tressaillir. Et il se retourna. Ses yeux s'ouvrir en grand, tout comme les miens l'étaient.

-Bella ? Entendis-je. Etait-ce mon imagination ou il avait vraiment prononcé mon nom ? Je ne bougeai pas, mes yeux rivés dans les siens. Les souvenirs réapparurent, et le trou s'agrandit encore plus.
-Bella ? Ré-entendis-je, et les larmes coulèrent. Avant qu'il ne pût avancer. Je m'enfui loin de lui, bousculant nombre de personnes sans prendre la peine de m'excuser.»


Girl From Hell est en partenariat avec Unis Contre le Plagiat
Parce que le plagiat, c'est le mal

# Online seit Sonntag, 15. Februar, 2009 um 13:12

Geändert am Montag, 20. Juli, 2009 um 07:44

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Mon choix était fait. Il n'y avait de retour en arrière possible. Enfin, presque... Si Charlie venait à s'y opposer. Malgré tout, je sentais au plus profond de moi qu'il serait d'accord avec moi. Après tout, ne voulait-il juste pas le bonheur de son unique enfant ? J'avais conscience que ce choix lui ferait du mal. Nous venions juste de nous retrouver. Mais même, je n'arrive pas à regretter, une fois de plus, cette décision précise. J'en étais encore plus sûre sachant que mon amoureux me soutenait. Il avait même dit qu'il me suivrait, j'en fus heureuse.
J'avais besoin de changer d'air, de continuer ma vie comme Edward me l'avait demandé. Non, prononcer son nom ne me faisait plus rien. A part me tirer un petit sourire, rien. Edward m'avait aussi demandé d'être heureuse. Je l'écoutai. Je choisi de répondre à l'amour de Jacob. Lui eut raison. Ses sentiments devinrent réciproques. Et voila, six mois après son départ je suis redevenue la fille d'avant. Celle qui aimait et qui se faisait aimer en retour. Malheureusement, mes sentiments n'étaient pas aussi forts qu'avant. Je compris bien vite qu'Edward fut, est et sera toujours le seul être que je pourrais aimer aussi puissamment. Plus jamais je ne pourrais atteindre cette force. Aimer comme cela, n'arrive qu'une seule et unique fois dans notre vie. Je savais qu'une part de moi, peut importe qu'elle fût grande ou petite, l'aimerait jusqu'à la fin de mes jours. Je me vois même à l'âge de 80 ans, couchée sur un lit d'hôpital, racontant à mes enfants ou mes petits enfants cette période de ma vie, sûrement la plus belle. Je savais qu'au moment de m'endormir pour toujours, j'aurais devant mes yeux son visage pâle, froid et dur comme la pierre, gravé à jamais dans ses dix-sept ans, ces yeux or me regarder. J'entendrais la berceuse qu'il eut un jour composée pour moi et moi seule. Et je quitterais ce monde en souriant et en murmurant « Je t'aime. »

# Online seit Montag, 16. Februar, 2009 um 06:02

Geändert am Dienstag, 02. Juni, 2009 um 16:18

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-Et où comptez-vous vous installer ? demanda Charlie, tout en lisant le journal. Je venais de lui annoncer que Jake et moi avions décidé, après quatre mois d'amitié (enfin, plus qu'une simple amitié), de continuer nos études dans l'Illinois.
__-Jacob et moi pensions à Springfield. Répondis-je.
__-Vous comptez vous rendre chez les Simpson ? Essaya Charlie, en vain, de plaisanter.
__-Ah ah... Vraiment très drôle papa. Rétorquai-je. Angela a une cousine qui possède un appartement. Nous pourrions le louer pour pas cher. Voici ton repas. Je posai l'assiette devant lui, alors qu'il pliait son journal. Je m'assis en face de lui. Pendant quelques instants, le silence régna. J'observai Charlie manger son dîner alors que je réfléchissais à ma nouvelle vie. Malheureusement, rien n'était encore sûr. J'attendais l'accord de Charlie pour envoyer ma candidature à l'Université de Springfield. J'espérais plus que tout qu'il accepte. J'avais besoin de changer d'air, et heureusement que Jake eut accepté de m'accompagner.
__-Et, commença mon père, comment ferez-vous pour payer et le loyer, et les études ?
__-C'est simple. Pour l'instant, il n'y a que moi qui serai à l'université. Je te rappelle que Jake sera en terminale. Pour ce qui est du loyer, je pense que un mois ce sera moi qui paye, le mois suivant lui.
__-Et l'argent ? s'enquit Charlie
__-Nous trouverons un travail. Je suis sûre que Jacob aura du succès auprès des mécaniciens. Et moi ben... Sûrement vendeuse dans un supermarché ou serveuse dans un restaurant.
__-Toi ? Dans un restaurant ? Laisse-moi rire, dit mon père avec un sourire moqueur.
__J'avoue, il avait raison. Avec ma maladresse, je serais virée dès le premier jour. J'esquivai un sourire au coin. Ma maladresse... Je me demande où j'en serais sans elle, ni sans ma poisse immense. Sans l'accident de l'année dernière, sans l'apparition de James et sa compagne victoria. Sans Jacob, Edward... Je l'ignore toujours et ne cesserai de l'ignorer.
__Oui ? Non ? Quelle est sa réponse ? Allez Charlie ! Donne-moi ton accord, ou ton désaccord. Peut importe mais je veux une réponse ! S'il te plaît ! Dis oui ! Par pitié ! Mes nerfs étaient à bout et étaient à deux doigts de craquer. Le silence c'était installé. Silence que je n'arrivai plus à supporter. Mon impatience commença à prendre de l'ampleur. Après encore quelques minutes de suspens insoutenable, mon père dédaigna d'ouvrir sa bouche.
__-Pourquoi ?
__-Pourquoi quoi ?
__-Pourquoi Springfield, dit Charlie en abandonnant sa fourchette dans l'assiette.
__-Tu voulais bien que je quitte la ville pour me sentir mieux ? J'ai pris cette décision ! J'ai choisi d'arrêter m'apitoyer sur mon minable sort et de changer de décor avec mon meilleur ami, décrétai-je sur un ton sûr.
__-Oui mais...
__-Mais quoi ?
__-Je... pensais à ce que tu retournes chez ta mère, à Jacksonville, marmonna-t-il.
__-Oh par pitié ! Voir maman et Phil se bécoter à longueur de journée ? Non merci ! Ça me fera encore plus déprimer que d'habitude, dis-je en grimaçant.
__Non vraiment, l'image de Phil et ma mère entrain de se faire des câlins à tout bout de champs me dégoutait. D'autant plus, où dormirait mon mécanicien préféré ? Non, non ! La Floride était exclue de la liste dès le début! Je regardai Charlie. Il était concentré. Cela se voyait par ses traits. Sa main droite, cachait sa bouche. Au bout d'un instant, il répliqua.
__-Je ne sais pas Bella. Springfield est trop éloignée, et je ne sais absolument pas où tu dormiras.
__-Si je fais le contrat, ça irait ?
__-Bella... Je ne sais vraiment pas... Et puis ta mère n'est
__-Oh oui, elle est au courant, mentis-je, même qu'elle ait trouvé cette idée géniale ! En plus je suis majeure je te signale ! S'il te plaît.
__-Laisse-moi le temps de réfléchir Bella. Prépare ta candidature pour l'Université de Springfield au cas où je dirais oui, ce qui m'étonnerait. Merci pour le repas au fait.
__Il se leva et alla au salon regarder la télé. Réponse négative, pour l'instant. Je me levai, pris les couverts et le mis dans l'évier. Je revins à la table et enleva les reliefs du dîner de Charlie. Non. Non. Non. Non. Non. Non... Ce mot tourbillonna dans ma tête sans arrêt. Mais pourquoi diable cette réponse ? Calme-toi Bella ! Il était tout à fait normal qu'il n'accepte tout de suite. Cela aurait été beaucoup trop beau pour être vrai. Cependant, il n'avait pas dit non à 100 pourcent. J'avais une chance de gagner. Et je ferai n'importe quoi pour gagner, quitte à re-tricher. Et il m'avait dit d'envoyer ma candidature... Cela voulait-il dire que... mes chances étaient plus grandes ? Pourvu que oui ! J'essuyai l'assiette, la fourchette et le couteau et les rangeai à leur place avant de me précipiter à l'entrée pour prendre mes clés, mettre mes chaussures ainsi que mon coupe-vent.
__-Je sors, criai-je à l'intention de mon paternel.
__-Ne rentre pas trop tard ! Demain tu as école je ta rappelle !
__-Merci je sais, répondis-je avant de fermer la porte d'entrée.
J'accourrai à la porte de mon magnifique pick-up. Brrr. Il faisait frisquet pour un mois de mars. Je m'empressai de déverrouiller le véhicule et d'ouvrir la portière. Je m'installai sur le siège et, sans plus attendre, enfonçai la clé et tournai le contact. La camionnette démarra avec le même vacarme qu'auparavant. J'allumai la radio et partis en direction de La Push.
__Je les vis assis autour d'un immense feu de camps. J'entendais un son de guitare. Je n'étais pas au courant que les Quileutes étaient de musiciens, doués qui plus est. J'entendis aussi une voix féminine s'élever par-dessus les instruments. Ça devait être Leah. Par contre, une chose m'étonna. Elle ne chantait pas en indien ou en quileute. Non, c'était un parfait anglais. Une chanson moderne, avec un bon rythme, envoutant. Je balançai ma tête de gauche à droit en gardant le rythme de la musique, tout en avançant vers le groupe. Mes cheveux bougeaient avec moi Je n'eus aucun problème à trouver Jacob. Il me contemplait avec... admiration ? Je lui souris tout en avançant en rythme avec la chanson. Mon mécanicien préféré se leva, détourna les quelques personnes sur son passage et vint à ma rencontre.
__-Mia Bella ! Bonjour.
__-Bonjour, dis-je tout bas alors que la musique continuait.
Jake m'enlaça, mes main allèrent automatiquement autour de son cou. Il se pencha vers moi alors que je me mis sur la pointe des pieds et enfin nos lèvres se touchèrent. J'en soupirai de bonheur. Ses lèvres, si chaudes presque brûlantes, sur les miennes. Cette danse presque quotidienne, mais si in lassante continua le temps qu'il fallait pour que ma tête commençait à tourner et que ma respiration devienne saccadée. Il se retira avant de reposer à plusieurs reprises sa bouche contre la mienne.
__-Quel accueil, murmurai-je, confortablement installée entre ses bras musclés.
__-Content qu'il te plaise... Bella. Ma Bella.
__-Je t'aime, chuchotai-je.
__-Je t'aime aussi.
__Je fermai les yeux. C'est tout ce dont j'avais besoin d'avoir en cet instant. L'amour de Jacob. IL me comblait parfaitement. Je m'imaginai notre vie à Springfield. Idéale. Je soupirai en fermant les yeux, toujours dans ses bras. Il ne faisait plus aussi froid. Je me sentais si bien, déconnectée de tout que je ne me rendis compte que les guitares avaient cessé de jouer, et que la voix féminine s'était éteinte. J'ouvris les yeux brusquement et me retournai vers la bande. Tous, jusqu'au dernier nous observaient, Jacob et moi. Gênée, je repoussais mon amour délicatement. Lui me sourit et me lâcha. Je pu alors saluer tranquillement les autres. Quil, Seth, Embry, Billy, Sue, Sam, Leah était bel est bien présente. Avec le temps, à mon plus grand bonheur, tous m'acceptèrent, et oublièrent qu'un jour je fus la fille à vampire. Maintenant, j'étais la fille à loups-garous, et s'en était tout autant plaisant.
__Je m'assis entre Jacob et Seth. Vraiment adorable ce gamin, sincèrement. Malgré son jeune âge, on ne pouvait s'ennuyer avec lui, très tactile par rapport à moi. C'était un très bon point pour lui.
__-As-tu faim Bella ?, demanda Billy
__Je mentis avoir déjà mangé avant de venir leur rendre visite. Mensonge qui, apparemment, passa sans difficultés. A la place, j'observai les garçons s'empiffrer, une fois de plus, d'hot dog grillés. Ils firent une sorte de concours. Pas de celui qui finirai les siens en un temps record. Non. Celui qui en mangeait le plus. Au bout de quinze hot dog, la plus part abandonnèrent. Restèrent Sam et Quil. Une fois de plus, j'abandonnai l'idée de compter le nombre de pains engloutis. Je sus juste qu'après l'abandon de Quil, Sam eut le courage d'en manger encore cinq. Je me demandais où il avait trouvé la place toute cette nourriture. C'était... insensé. Mais l'existence de loups-garous était déjà bien assez insensée. Pourquoi se poser des questions sur la quantité qu'un estomac de cet être vivant pouvait supporter... La soirée fut tranquille. Entre Seth et Embry qui nous jouaient des chansons géniales et la voix envoutante de Leah. Je fus transportée dans un tout autre monde. La dernière chanson jouée fut celle, qui fit surgir un tas de souvenirs douloureux. Bien que j'avais dépassé ce stade. Certains souvenirs me blessaient toujours autant.
__Le bal de promotion... je regardai ma cicatrice sur ma main. Et les larmes se mirent à couler. Edward... Le slow. La plus belle danse de ma vie. Nous étions seuls à tourner. Notre première rencontre me vint à l'esprit. Celle où il m'avait tant haï juste à cause de mon sang. La semaine d'absence, où je guettais son retour. Notre première conversation, sur la météo. En suite, la fois où il m'avait sauvée de cet accident avec Tyler. Le deuxième sauvetage, à Port Angeles. Le restaurant, où nous avions beaucoup parlé. Ensuite dans sa Volvo gris métallisé, où il m'avait à moitié avoué être un vampire. La clairière. Notre premier baiser. Mon c½ur se serra à ce souvenir encore plus douloureux, et mes larmes coulèrent de plus belle. Toutes les nuits passées dans ma chambre. Discutions, baisers, câlins. Mon anniversaire, une des raisons de son départ. L'abandon dont je m'y suis à peine remise grâce à Jacob. J'haletai. Et la chanson n'était toujours pas finie. A présent j'en étais certaine. Je l'aimais toujours.
__-Bella ?
__Je ne l'entendis pas, mes genoux contre ma poitrine, toujours dans mes souvenirs.
__-Bella ?
__Toujours pas. Déconnectée, encore déconnectée du monde réel. J'étais partie avec Edward, loin, dans notre monde à nous...
__-Bella ! Insista cette fois la voix.
Je sursautai, enfin réveillée. Mais le trou dans mon c½ur fut rouvert en l'espace de quatre minutes et trois secondes.
__-Je... Je crois que je ferais mieux de rentrer chez-moi, balbutiai-je en me levant.
__Sans attendre la réaction de Jacob je m'en allais vers ma Chevrolet et m'enfermai à l'intérieur. J'oubliai de fermer à clé et Jacob s'installa sur le siège passager. !
__-Que se passe-t-il ? Que t'arrive-t-il, Bella ?
__Il était évident que Jacob s'inquiétait pour moi et je n'avais aucun droit de lui mentir. Cela ne servait à rien.
__-Plus vite nous partons d'ici, mieux ce sera. Cette ville est trop pleine de souvenirs qui me reviennent à la figure ! J'en peux plus Jake !
__Je craquais une seconde fois, plus bruyamment certes, mais je n'en pouvais plus. J'avais atteint les limites. Jacob me consola pendant je ne sais combien de temps. Peut-être trente minutes, ou quarante. Peut-être une heure, ou bien deux. Je n'en savais absolument rien. Quand je rentrai chez moi, Charlie ne s'était pas encore couché. J'ouvris la parte d'entrée, la fermai. J'enlevai mes chaussures, accrochai mon coupe vent et mes clés. Et sans rien dire, je montai à l'étage et m'enfermai dans ma chambre. Ma nuit ne fut guère tranquille. Entre cauchemars et insomnie, elle fut même très longue. Le lendemain matin, j'étais en piteux était. Même un renard écrasé sur les quatre voies aurait eu meilleure mine. Je me levai avec grande peine. Franchement, je n'avais qu'une envie, celle de me recoucher dans mon lit chaud et de continuer à faire la marmotte. Hiberner n'aurait été pas plus mal, mais la saison était finie et ça aurait été mal vu. Un humain hibernant. Et pis quoi encore ?! J'entrai dans la salle d'eau. Tout en faisant attention de ne pas regarder mon reflet dans le miroir, je me lavai les dents ainsi que le visage. Je retournai dans ma chambre, m'habillai en vitesse, fit mon sac et descendis à l'étage du dessous. Charlie était déjà partit. J'avalai un bol de céréales vit fait et partis.
__Comme à sont habitude, Mike Newton m'attendait. A peine avais-je parqué ma Chevrolet qu'il débarqua, Le même sourie était scotché sur ses lèvres.
__-Bonjour Mike.
__-Salut Bella ! Tu vas bien ?
__-Bien merci et toi ?
__-Bien aussi.
__Nous marchâmes jusqu'à la salle de littérature. N étudiions les ½uvres de Sir Conan Doyle. Je détestais plus que tous les livres où l'on parlait de mort. Encore plus les livres avec des enquêtes Où tu perds ton temps à essayer de trouve l'auteur du crime. Pour finir, en plus de ne pas deviner le coupable, tu t'emmêles les pinceaux avec les hypothèses, les preuves et tout le toutim. Non, ce n'était vraiment pas pour moi ces choses là.
__Ils nous restaient quelques minutes avant que le cours ne commence. Alors Mike, qui se tenait sur la place de devant, se retourna.
__-Eh dis, Bella...
__-Oui ? Qu'y a-t-il, m'enquis-je.
__-Je me demandais ce que tu comptais... faire après le lycée.
__J'hésitai avant de répondre.
__-Je pense aller à l'Université de Springfield.
__-Wow ! s'exclama Mike étonné. C'est loin ! Pourquoi ''pensais'', au fait, demanda-t-il.
__-Parce que je veux y aller avec Jacob, et je ne sais pas s'il sera d'accord. Sinon, je pense que j'irais ou en Alaska, ou je retournerai en Floride, chez ma mère.
__Mike n'eut pas le temps de répondre. Notre professeur était venu.
__A la cantine, toute la bande s'était rassemblée. Angela, Ben, Mike, Tyler, d'autres personnes n'étant pas dans ma classe et enfin moi. La table était remplie. La bonne humeur était présente. Tyler avait pour idée de retourner faire un Pic-Nic à La Push la semaine suivante, à condition qu'il ne pleuve pas. J'acceptai la proposition, ainsi que Ben Mike et Angela. A la sortie, j'eus le malheur de voir leur table... Vide... Je remarquai un tableau dessus, tout aussi vide que les chaises. Je grimaçai et accélérai le pas ver mon prochain cours, sciences. Je n'étais plus à la même paillasse que l'année dernière (et tant mieux !) J'étais tout derrière, au milieu, en compagnie d'une fille se prénommant, je crois, Valérie. Le cours fût ennuyant, très ennuyant même. Après, j'avais gym... Autant vous dire tout de suite que je n'ai pas fait grand-chose, à part risquer la vie de pauvres innocents n'ayant absolument rien demandé. Les dernières heures passèrent assez rapidement. Je me dépêchai de rentrer à la maison, mais en étant attentive à la route mouillée.
__A la maison, j'appelai Renée pour lui annoncer mon projet Springfield. Comme prévu, elle me soutenait et i mon père était contre, elle se débrouillerait pour lui botter les fesses. J'en fus extrêmement heureuse. Nous discutâmes pendant des heures entières, à parler de Phil, du prochain tournoi à Houston le mois prochain. Je raccrochai enfin et commençai donc à faire le dîner pour mon père. J'allais devoir retourner au supermarché. Le réfrigérateur était presque vide. Je sortis une cuisse de dinde, l'ai mise au four. Je fis aussi une grande salade à base de tomates et concombres. J'allai vers le salon, allumai le téléviseur et mis une chaîne musicale. Je m'étonnai d'apprécier la musique R'n'B. Le son monta et je me mis à bouger en rythme. J'évitai quand même les gestes brusques, ma maladresse était toujours aussi présente ainsi que ma poisse. Je sortis mes devoirs sur la table de la cuisine, et les fit. Alors Charlie arriva sans que je ne l'entende.
__-I'm gonna be your numba one !
__-Bella ? Chérie, cria Charlie
__-Cuisine !
__-C'est quoi tout ce boucan, demanda Mon père en baissant le son de la télévision.
__-Rien, j'avais envie de m'amuser un tout petit peu, dis-je en souriant franchement.
__Charlie secoua sa tête de gauche à droite, avec un sourire légèrement exaspéré et moqueur.
__-Bien ! Que nous as-tu préparé à manger ?
__-Euh... Une grosse cuisse de dinde au four avec une grande salade et du pain. Ça te va ??
__Charlie hocha la tête et s'assis en face de moi, et m'observa finir les devoirs. Pendant ce temps, j'entendis la télévision passer une autre chanson que, cette fois, je ne supportais pas. Je rangeai mes cahier dans le sac et mis la table. La cuisse était enfin prête, la peau dorée. Parfaite. Je la sortis du four, la mis dans une assiette et la servi à mon père, ainsi que la salade et les couverts. Charlie me complimenta pour mon talent en cuisine, je l'en remerciai. Pendant que lui s'acharnait sur la pauvre dinde, moi je grignotais un bout de tomate tout en réfléchissant. Il fallait vraiment que je demande le numéro de la Cousine d'Angela... Quel était déjà son nom ? Monica ? Mary ou bien Ciana ? Arf je ne sais plus ! Et pis je dois Annoncer à Jake qu'il y a des chances pour déménager et pis... J'ai un examen de mathématiques à préparer. Je soupirai... Complètement oublié celui là. Je laissai ma fourchette et me massai les tempes.
__-Tu vas bien, demanda Charlie.
__-Oui, répondis-je, je viens de me souvenir que vendredi j'avais un examen de mathématiques, c'est tout. D'ailleurs je vais aller le préparer. Laisse comme ça, je viendrai ranger et nettoyer.
__Et sans attendre de réponse je quittai la cuisine pour rejoindre mon monde, ou ma chambre. J'ouvris la porte et un courant froid me fit frissonner toute entière. Pourtant je ne l'avais pas... Je fronçai les sourcils et essayai de me souvenir d'avoir ouvert la fenêtre ce matin, en vain. Alors je me suis levée, j'a passé un grand moment dans la salle de bain, et je...
__- Puis-je savoir à quoi madame réfléchit ??
__Je fis un bon d'un mètre en sursautant. J'attendais que mon c½ur accepte de calmer sa course. Ma peur se transforma en colère.
__-T'es taré ma parole, sifflai-je.
__- Rho allez ce n'est pas la fin du monde tout de même ! Si ?
__-Non, non ! Juste que j'ai faillit faire un arrêt cardiaque par ta faute mais sinon, non. Ce n'est pas la fin du monde. Jake arrête de faire ça ! Tu sais bien que ça me fout la frousse que tu viennes à l'improviste dans ma chambre. Me plaignis-je
__-Mais la sangsue avait le droit de le faire je parie ! grogna mon amoureux.
__-Tu l'appelles encore une fois comme ça et tu peux être sûre que tu passeras les prochains mois enfermé dans une cage. Et encore, lui ne venait pas à des heures pas possibles !
__-Et quand ? Après minuit pour pouvoir vous câliner en toute tranquillité sans que Charlie ne vous interrompe pendant le moment crucial ? Ah mais oui, lui c'est le Grand Edward Cullen, le buveur de sang le plus beau, intelligent et gentil de tout l'Univers ! Il peut tout faire.
J'étais partagée entre pleurer et me tordre de rire, là, tout de suite. C'était quoi ces enfantillages pas possibles là ? J'vais un examen de mathématiques à préparer, moi ! Je n'avais rien demandé !
__-Jacob black. Suis-je entrain de rêver où tu me fais une crise de jalousie là ?
__-Oui je suis jaloux et alors ? s'emporta Jacob...
__-Euh, ce serait bien si tu baisses d'un ton mon cher, si tu veux que Charlie ne vienne pas ici. Tu serais sûr à cent pourcent que tu ne poserais pas un pied ici et que ce serait mort pour Springfield.
__-Houps !
__-Effectivement, houps.
__Je m'approchai de Jake et me blottis contre lui. Qu'il pouvait être adorable quand il était jaloux...
__-Il n'y a pas de raison d'être jaloux du passé. Ce qui est arrivé est arrivé.
__-Mais tu l'aimes encore, murmura-t-il avec tristesse.
__-ça ne veut pas pour autant dire que quand il reviendra je retomberais dans se bras. Et il n'y a pas de raison pour qu'il me tombe dans le bras. Après tout, c'est lui qui m'a quitté, pas le contraire. C'est aussi pour ça que je veux aller dans L'Illinois. N'as-tu pas remarqué ? J'ai choisis un état un peu frisquet, pour que tu ne puisses pas mourir de chaleur, et quand même ensoleillé, pour être certaine qu'il n'y ait aucun vampire. Enfin... il se peut qu'il y un ou deux nomades, c'est tout.
__-ça veut dire que...
__-Que si mon père refuse de me laisser y aller, ma mère se ferait un immense plaisir de lâcher Phil pour venir lui botter les fesses.
__Je le sentis sourire. Il pouvait m'accompagner. Dieu merci ! Je me blottis encore plus fortement à lui. Il était tellement chaud que j'en oubliai la fenêtre et le vent froid qui s'immisçait dans la chambre. Je ne me souvenais pas du temps que nous avions passé ainsi enlacés. Qu'importe si je m'y sentais bien ?
__-Tu as envoyé ta candidature pour l'Université ? demanda Jacob au bout d'un moment.
__-Non pas encore, bien qu'elle n'attend que ça. Demain je demanderai aussi le numéro de la cousine d'Angela, histoire de discuter prix à payer par mois...
__-J'ai l'impression de rêver, murmura mon amoureux. Ensemble... Tu t'imagines ? Nous allons vivre ensemble . Un logement, rien que pour nous deux. Le rêve !
Je ris. C'était tellement beau de le voir heureux
__-Vois-tu ? Maintenant Edward devrait être jaloux de toi. Lui n'a pas eu l'honneur de vivre sous le même toit que moi. Prends-toi ça dans la face, le vampire !
__Nous nous couchâmes dans mon lit, nous parlions, parlions, parlions jusqu'au moment où je souvenais de la cuisine.
__-Mince, m'écriai-je en sautant du lit. Reste ici, je reviens dans deux minutes !
__J'accourrai jusqu'à la cuisine. Comme je l'avais demandé, Charlie n'avait rien touché. D'ailleurs il regardait la télé au salon.
__-ça fait longtemps que tu as fini, demandais-je
__-Une vingtaine de minutes je pense, cria mon père.
__Je pris mon temps pour que tout soit absolument propre. Il ne devait y avoir aucune tâche. Absolument aucune. Je m'acharnai contre la table innocente, en suite contre l'assiette, pour finir sur le récipient où j'avais fait cuir la dinde. Grasse... Il y avait beaucoup trop de graisse. Je sortis 10 produits différents pour être sûre et certaine qu'il n'y aurait plus aucune trace. Je fus contente de mon travail. Un crissement de pneus me fit sortir de ma contemplation. Je me retournai vers la fenêtre de la cuisine donnant vers la route. Je vis le véhicule revenir sur son chemin. Et la lumière des phares disparut.

# Online seit Donnerstag, 19. Februar, 2009 um 15:48

Geändert am Dienstag, 02. Juni, 2009 um 16:18

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__ Avril. Il ne restait plus que deux mois avant la fin de l'année. Entre temps, je fus acceptée à l'Université de Springfield, Je parlai avec la cousine d'Angela (son prénom était Melany) et nous nous arrangeâmes pour un prix convenable pour tout le monde. J'ignorais à quoi ressemblait l'appartement. Grand, petit, bleu blanc vert ? Ensuite, Charlie ne m'avait toujours pas donné sa réponse. Ce n'est pas que ça m'embêtait, mais le temps pressait. Avec Jacob, nous devions vite déménager, aménager le logis, trouver un travail et enfin pouvoir vivre. Ma mère enrageait à chaque fois quand je lui disais que Charlie n'avait jamais rien mentionné sur ce sujet. Personnellement cela m'inquiétais, car je n'avais envoyé aucune autre candidature pour une quelconque autre Université. Alaska peut-être ? Non, jamais là-bas. Je ne pouvais juste pas. Ils y seraient. Je ne voulais pas prendre de risque. Je décidai, ce soir, je parlerai à Charlie, quitte à nous crier dessus. Je devais avoir son accord, alors je pourrais recevoir le contrat et le signer. Prépare-toi Charlie, nous allons discuter.
__ Je rentrai à la maison, chargée avec trois sacs remplis de nourriture pour la semaine. Je détestais le samedi. Je n'avais jamais rien à faire, puisque le vendredi soir, je finissais tous le travail scolaire. Il faudrait que je change cette habitude, d'ailleurs. Je posai les sacs à l'entrée, et partis chercher le dernier dans la voiture. Ce qu'ils étaient lourds ! Avec peine, je les emmenai à la cuisine, où ils furent vidés en un rien de temps. Une autre question capitale me vint à l'esprit. Qu'allai-je bien cuisiner ce soir ? Un truc spécial, car je risquais de me faire crier ? Ou alors quelque chose d'ordinaire ?? Hum... Je fus en réflexion intense. Entendre le téléphone sonner me fit sursauter. Je regardai l'heure. Quinze heures trente. Jacob devait m'appeler à cette heure. Je souris et courrai jusqu'au téléphone.
__ -Allô Jake ? Tu vas bien ? Qu'avais-tu de si important à me dire ?
__ -Euh..., s'attarda la personne, je ne sais pas qui est Jake, mais pourrais-je avoir euh... Madame Timton ?
__ Mince ! J'avais gaffé, je rougis aussitôt
__ -Désolé monsieur, mais vous avez composé un autre numéro. Il n'y a pas de Mme Timton ici. Je suis navrée.
__ -Ah mais aucun soucis, c'est moi qui m'excuse de vous avoir dérangé, marmonna l'homme. Au revoir.
__ Je n'eus le temps de répondre qu'il me raccrocha au nez... Euh d'accord. C'est quoi ce délire ? Jamais, mais jamais je n'avais eut à faire face à pareilles situations. Co... Comment se faisait-il que quelqu'un puisse se tromper en composant un simple numéro de dix chiffres? M'ême moi qui suit la plus maladroite des maladroites arrive à le faire sans problèmes ! Je fus une fois de plus coupée dans ma réflexion quand le téléphone sonna. Cette fois, je décidai de ne pas faire comme la dernière fois.
__ -Maison Swan j'écoute ?
__ -Bonjour mademoiselle, suis-je entrain de parler à Isabella Marie Swan ?
__ J'étouffai un rire. Mais qu'est-ce qui lui prenait à ce guignol ? Je décidai d'entrer dans son jeu, aussi ridicule soit-il.
__ -Euh désolé, Mais là, elle est de sortie avec un ami... Mike je crois.
__ -Ah, fit Jacob, je pensais qu'elle était chez elle à attendre un appel, tant pis...
__ Cette fois, j'éclatai de rire. Adorable...
__ -Je t'aime, murmurai-je.
__ -Moi aussi, dit-il, je t'aime tant que j'ai forcé mon père à accepter de me laisser partir avec toi. Même sui je dus lui dire ce qu'il se passait entre nous deux.
__ -Je...
__ Je ne sus quoi dire. Il... Il avait fait quoi ? Tout dit ? A Billy ? Juste pour me... suivre ? J'hésitai entre pleurer de joie ou tout simplement crier comme une hystérique dans toute la maison. Jacob, mon Jacob. Mon bonheur était si grand que je ne pus retenir un sanglot. Et Jake paniqua.
__ -Bella ? Bella ! Ça va ? Bella ! Pourquoi est-ce que tu pleures ?
__ -Non, non. Ce n'est rien. Juste de la joie. Oh Jacob Je suis si heureuse !
__ C'était peu de le dire. C'était un mot plus fort qu'heureuse. Un mot qui, malheureusement, n'existait pas. Je n'arrêtai pas de me repasser sa phrase dans mon esprit. Jacob vivra avec moi. Je m'appuyai sur le plan de travail pour ne pas tomber. Mais une pensée pour Charlie me calma et me tira même une grimace.
__ -Par contre... On a un petit souci, marmonnai-je, un peu agacée.
__ -Quel souci, s'enquit Jacob. On ne peut pas avoir l'appartement de la cousine de ton amie, c'est ça ?
__ -Mais non ! Ce ne serait même pas un souci. J'ai plusieurs appartements en réserve. Non, le souci est assez grand. Charlie ne m'a toujours pas donné sa réponse.
__ -Quoi, s'écria fortement mon interlocuteur. Comment4a il ne t'a pas répondu ?
__ -Bah comme ça, répondis-je. Officiellement, je ne suis pas autorisée à partir loin de L'Etat Washington pour le moment.
__ -Mais pourquoi ne l'as-tu...
__ - Je vais lui en toucher deux mots ce soir ne t'inquiète pas. Nous le ferons si Charlie dirait non. Ce n'est pas le moment. Ne me fiche pas la pression non plus !
__ -Désolé.
__ Nous discutâmes encore pendant longtemps, jusqu'au moment où j'entendis, au salon, mon téléphone sonner. Je m'excusai auprès de Jacob, raccrochai et allai vers la sonnerie. C'était mon père.
__ -Oui papa ?
__ -Ce serait tout aussi bien pour mon portemonnaie si tu arrêtais de monopoliser le téléphone de la maison, merci.
__ Je ne fis pas attention à sa remarqua et lui demandai directement ce qui se passait. Je savais qu'il s'était passé quelque chose. D'habitude il ne m'appelait pas alors qu'il était sur le chemin du retour. Charlie me confirma.
__ -Eh bien, il y a eu un grand accident sur la quatre voie. Un carambolage. Apparemment le gel fait de grands dégâts. Enfin, pour te dire de ne pas m'attendre pour manger. Je ne sais pas quand est-ce que je rentrerais à la maison. Sûrement tard.
__ -Papa... geignis-je. Je voulais te parler moi !
__ -Ne t'inquiète pas, me rassura-t-il, je ne vais pas mourir, c'est bon. Si c'est vraiment important attends que je rentre. Au pire, on parlera demain sinon.
__ Je soupirai d'agacement. Pourquoi le jour où je voulais plus que tout parler à mon père, nom d'un chien ! Pourquoi ??? Je l'aurais attendu avec plaisir si demain je n'avais pas d'école.... Je lui dis qu'on en parlera demain, raccrochai, et me mis à cuisine, avec beaucoup d'application, malgré ma frustration et mon irritation. Je coupai le poivron en carrés, le jambon en lames, hachai l'oignon, mis un quart de cuillère à café de sauce piquante chinoise. Pendant ce temps, les nouilles étaient dans la casserole. Alors le téléphone re sonna. Encore ? Je levai les yeux et décrochai assez brutalement.
__ -Allô !
__ - Hey du calme ! Ne m'agresse pas comme ça ! Si tu ne veux pas que je te parle dis-le-moi et je te laisse en paix.
__ C'était ma mère. Je me calmai immédiatement.
__ -Désolé maman. C'est juste qu'aujourd'hui, le téléphone n'arrête pas de sonner et... ça a le don de-de m'irriter disons. Excuse-moi encore une fois.
__ Et c'est comme ça que je passai une autre demi heure entre les fourneaux et le téléphone. Couper le câble me parut une excellente idée. J'y renonçai, cependant. Je ne tenais pas à me faire massacrer par Charlie. Faire cela était synonyme d'interdiction de déménagement. Et c'était la dernière chose que je désirais. Rester à Forks. Quand j'eu terminé le repas, ma mère monopolisait toujours la ligne. Même quand j'eus fini de mangé, et de laver la vaisselle, et quand le reste c'était retrouvé dans le four. Une heure passa, et elle me raconta ses journée à Jacksonville. Pas moyen de l'arrêter. Le bouton stop chez elle n'existait pas. J'aimais Renée de tout mon être, mais si elle fut moins pipelette, cela aurait été encore mieux. Malheureusement, on ne pouvait avoir le beurre, et l'argent du beurre. Je lui dis que j'avais encore un devoir à terminer pour demain et que ce n'était pas le cas, je risquais une jolie punition. Elle accepta de me lâcher, à mon plus grand soulagement. Je fermai les lumières dans toutes les pièces et montait à l'étage. J'allai dans la salle de bain, vérifier la corbeille à linge sal, pleine. Je fis le tri et mis une lessive. Je ferai sécher les habits le lendemain. J'en profitai pour faire ma toilette. Et j'entendis une sorte de craquement. Une déchirure. J'arrêtai automatiquement tout mouvement. Rien ne vint cependant. Je repris donc mon toilettage. Je remarquai que mes cheveux étaient devenus vraiment longs, trop longs. Beaucoup trop longs. Tant-pis me dis-je. Une autre fois. Je finis de les brosser, enfilai ma chemise de nuit. J'étais prête pour dormir. Il me fallait juste lire quelques lignes d'un bouquin ennuyeux et le tour était joué. Mais alors que j'ouvrais la porte de ma chambre. Un grand courant froid me refit frissonner de froid. Je repensai aussitôt à Jacob. Seul lui oubliai de fermer cette fichue fenêtre quand il entrait.
__ -Jacob, criai-je sans retenue.
__ Aucune réponse. Bien sûr.
__ -Jacob ! retentai-je. Arrête ton jeu, tu sais bien que ça ne me fait pas rire, grondas-je.
__ Toujours rien. Mes sourcils se froncèrent. Pas normal. Pas normal du tout. Voleur ? Agresseur ? Mon cerveau travaillait à mille à l'heure. Jacob d'habitude fermait la fenêtre avant de partir. Pourquoi ne l'avait-il pas fait alors ? Bizarre... Je fus tentée de l'appeler pour lui demander pourquoi il... Et si... ? Le craquement ! D'où provenait-il ? Je me mis à réfléchir à toute allure. Ma tête me fit mal. Je m'installai sur le rocking chair et tentai encore de localiser la provenance du bruit, en vain. Alors je me levai pour fermer la fenêtre. Sur le rebord je vis un morceau de tissus déchiré. C'était bien cela. Quelqu'un était entré dans ma chambre. Je pouvais mettre ma main au feu que ce n'était pas Jacob. Ce n'était pas le genre de matière qu'il mettrait. Mais alors qui ? Je sortis ma tête dehors et regardait à droite et à gauche, en haut et en bas. Rien ni personne. J'abandonnai, j'étais trop fatiguée pour me la jouer Sherlock Holmes. Il me fallu peu pour sombrer. Je n'eus même pas besoin de lecture ennuyante. Je m'endormis, le bout de tissus clair serré dans ma main gauche.
__ -Quoi ? Tu peux répéter ? cria Jake
__ Apparemment, j'eu tord de lui confier qu'un mystérieux visiteur était venu me rendre visite. Jacob était vert de rage. Il tremblait, signe qu'il était à deux doigts de se transformer en loup et de semer la pagaille.
__ -Calme-toi, Jake. Il ne s'est rien passé, le rassurai-je
__ -Que je me calme ? Que je me calme ! Bella est-ce que tu te rends comptes que ce fou furieux aurait pu te blesser, s'emporta-t-il.
__ -Ou folle, rectifiai-je.
__ J'étais quasi certaine que ce fut un « fou furieux » qui était dans ma chambre. Le bout de tissus, dont j'en avais caché l'existence à Jacob, était assez grand. Il dégageait un arome masculin extrêmement subtil, presque irrésistible, cependant inconnu. J'avoue que, pendant un instant, j'eu espéré que ce bout de tissus appartenait à l'une des chemises d'Edward. Mais non. L'odeur n'était pas la sienne. Bien que subtile, l'odeur n'était pas fraîche, ni hypnotisante. Mais le tissu, sa matière, était vraiment étrange pour cette situation. Du satin, authentique qui plus est. Ce genre de matière coute une fortune. Il était évident que le propriétaire pouvait ce le permettre. Ce n'était en aucun cas un pauvre cambrioleur. Mais que chercherait un riche dans ma chambre ?
__ -C'est la même chose, grogna Jacob. Fou ou folle ça ne change rien au fait que quelqu'un est entré par effraction dans ta chambre, Bella !
__ Agacée, je me levai, et m'assis sur une autre roche.
__ -Je n'aurais jamais, mais jamais dû te le dire !déclarai-je.
__ -En quel honneur ?
__ - Ça m'aurait évité cette dispute, et tu ne t'aurais pas inquiété. Si ça se trouve ce n'est qu'une coïncidence.
__ Mon regard, neutre croisa celui de mon amoureux, tueur.
__ -Tu plaisantes j'espère !
__ -Je n'ai pas envie de me disputer avec toi ! Pas maintenant, alors que nous... nous apprêtons à commencer une vie commune vingt-quatre heures sur vingt-quatre. S'il te plaît. Je ne pense pas qu'il m'arrivera quelque chose de grave en un mois. Toi et tes amis avez neutralisé le plus grand danger...
__ Je me levai précipitamment et accourrai jusqu'à Jacob et mon lovai dans ses grands bras protecteurs et chauds.
__ -Je ne permettrai à personne de te faire du mal. Je te le jure.
__ Il posa ses lèvres sur mon crâne. Nous restâmes ainsi, observant l'eau foncée, presque noire venir s'écraser sur le sable. Je me souvins de mon saut d'il y a quelques mois en arrière. Oui, c'était vraiment stupide et téméraire. Heureusement que Jacob avait été présent... La plus grosse bêtise de ma vie. J'allais mourir pour un être qui... ne m'était pas cher. Non, en fait il l'était à l'époque. Mais quel être méritait de vous être cher s'il vous abandonna sans raison valable ? Alors non. Edward n'est pas un être cher. Je me blottis encore plus contre Jacob. Je levai ma tête et nos lèvres se touchèrent. Mon souffle devint saccadé dès le premier contact, un courant électrique me traversa. Je me mis à trembler, et j'en demandai encore plus. Son souffle, chaud caressait mes lèvres. Mon corps se colla encore plus à celui de Jacob. Une sorte de transe m'avait envahie, je perdis le contrôle de tout. Je ne remarquai pus que mes mains griffaient presque sa nuque. Lui non plus, d'ailleurs ne devait s'en rendre compte. Notre échange dura pendant, ce qui me semblait, de longues minutes. J'étais fiévreuse, mes yeux voilés, ma respiration toujours autant saccadée et mon c½ur battait la chamade. Jacob ricana.
__ -Toujours le même effet, se vanta-t-il.
__ -La ferme, Jake, sifflai-je. Je suis comme ça avec tout le monde.
__ -Tout le monde ! Vraiment, s'étonna-t-il. Même avec l'autre.
__ -Edward , soulignai-je, oui, même avec lui.
__ Il tira une grimace dégoutée.
__ -Cette sangsue... t'a embrassé ?!
__ Il parut encore plus dégouté, ce qui me fit froncer les sourcils.
__ -Et ça te dérange. L'apostrophai-je.
__ C'est vrai ! En quoi cela le dérangeait-il autant ? N'aurait-il toujours pas compris que c'est lui que j'aime et non son soi-disant rival ? Apparemment il n'avait pas confiance en moi, ce qui me blessa.
__ -Ce qui me dérange, commença-t-il, c'est qu'il a été le premier à y avoir droit, et pas moi. C'est tout.
__ -Et ceux de Phoenix, tu ne les comptes pas ?
__ -Phoenix, répéta-t-il. Tu n'en as pas eu à Phoenix. Soupira-t-il.
__ -Imagine que j'en avais eu. Tu pesterais contre eux aussi ? Ou bien c'est juste contre Edward que tu en as ?
__ Il se rendit vite fait et avoua que oui, c'était surtout contre mon ex qu'il en avait. Il avait surtout peur qu'il revienne et qu'il me reprenne. Cela me blessa.
__ -Toujours pas confiance en moi, hein... marmonnai-je en observant le ciel gris.
__ -Non ce n'est pas...
__ -Ah non, le coupai-je furieuse. C'est quoi alors ? Me crois-tu vraiment capable de faire ça ? Te laisser tomber juste parce qu'il est revenu ? Je-je pensais t'avoir prouvé à plusieurs reprises mon amour pour toi ! Je... Je ne te suis pas Jacob ! Comment veux-tu qu'on vive ensemble si... Si nous ne nous faisons pas confiance...
__ Je me débâtis, et me libérai des bras musclés de Jake. Mes larmes coulèrent et formèrent deux rivières sur mes joues. Déçue, terriblement déçue...
__ -Et moi, continuai-je toujours enragée. Moi aussi je ne devrais pas te faire question au sujet de ton imprégnation ou je ne sais pas quoi ! Je sais qu'au bout d'un moment tu me lâcheras parce que tu auras trouvé celle qui t'es destinée. Pourtant je ne te fais de remarques. Qu'importe qu'Edward fût le premier garçon dans ma vie ? C'est le présent qui compte, non ?
__ -Tu as dormi avec lui ? s'écria-t-il ahuri, ce qui eut le don de m'énerver encore plus.
__ -Ce n'est pas la question ! Hurlai-je, hors de moi cette fois. Pourquoi ne l'oublies-tu pas une bonne fois pour toute ? Edward est parti, il ne reviendra pas ! C'est sa promesse. Jacob, me clamai-je, tu as peur de la mauvaise personne...
__ -Répond à ma question.
__ -Tu me déçois beaucoup, Jacob Black.
__ -Sur ce, je partis en direction de la camionnette. Jake ne me suivit pas, ce qui me soulagea. Il comprit qu'il avait meilleur temps à ne pas m'agacer. Je tournai la clé et le moteur rugit. Je n'y prêtai pas attention et me concentrai sur le chemin. Mais notre conversation avec celui que j'aime me revint en mémoire. J'avoue ne pas avoir compris la cause de cette crise de jalousie. Toujours sur ses gardes. Ça blessait, faisait mal. Je soupirai et décidai de me calmer. Sur le chemin je réfléchi beaucoup. Cependant, ma tête allait exploser si je ne cessais pas. Alors, j'appuyai derechef sur la pédale et continuai ma route jusqu'à un setier. Ce soir, nous mangerons champignons avec Charlie. Je me garais de côté de la route et vérifiai l'heure. Quinze heures trente. Satisfaite, je sortis de la Chevrolet rouge et m'enfonçai entre les arbres couverts de mousse. Quelque trois pas plus tard, j'aperçus un tas de champignons. La plupart étaient venimeux. Heureusement que j'avais suivi ce cours de sciences Nat. Pendant la récolte, un rand nombre d'oiseaux vint à ma rencontre. Façon de parler bien sûr. Je vis même au loin une belle biche et son faon éclairés par la un faible rayon de soleil. Cette image m'attendrit et un sourire niais étira mes lèvres. Mon sac devint, malheureusement, très lourd, et je dus arrêter ma cueillette. Je revins à la camionnette... Je fus soulagée de voir que je n'avais pas trop tardé, une demi-heure tout au plus. J'avais donc le temps de me rendre à la pharmacie pour vérifier les champignons.
__ A mon retour, je fus étonnée de voir la voiture de Charlie parquée devant la maison. Mais il n'était que seize heures quinze pourtant. Alors je le vis sortir de la maison, toujours avec sa veste en cuir. Il me salua et partit, alors que je descendais de la Chevrolet. Tant pis. Je lui demanderais ce soir. Alors j'entrais dans la maison, et une grosse fatigue m'envahit. Je posai le sac de champignons sur le plan de travail de la cuisine et me dirigeait vers le salon. Je m'étalai sur le canapé moelleux et sombrai dans un sommeil profond. Enfin... avec beaucoup de cauchemars, puisque Edward Cullen en était l'acteur principal. Ça faisait longtemps que cela n'était pas arrivé. D'habitude je rêvais ou de Jacob, ma famille et mes amis, ou de différents paysages. Mais jamais de vampires dans mes songes. Jusqu'à aujourd'hui.
__ -Sois maudit sale clébard, marmonnai-je dans ma barbe après m'être étirée.
__ Je remarquai deux choses. Premièrement, la télévision était allumée. Logique puisque c'est elle qui me réveillât. Deuxièmement, il faisait nuit. Mince ! Charlie était rentré et je n'avais rien fait à manger. Je me levai à la rapidement
__ -Houps !
__ D'accord. Un peu trop rapidement. Ma tête me tournai me faisait souffrir. C'était comme si j'avais bu trois litres de vodka avant de dormir. Je grognai. Je retentai de me lever, plus doucement cette fois, avec succès. Je marchai lentement vers la cuisine et y découvris un Charlie content, lisant le journal.__ -Bonsoir, marmonnai-je, à moitié endormie.
__ -Salut, Bella, bien dormi ?
__ -Grossière erreur de ma part, re grognai-je. C'est bien partie pour une nuit blanche...
__ -Journée fatigante, s'enquit-il...
__ -Pourtant, non. J'ai passé la matinée à La Push et ensuite, je sis allée faire la chasse aux champignons...
__ J'avais en partie dit la vérité... Juste une partie fut épargnée, la dispute avec Jacob.
__ - En parlant de La Push, aujourd'hui j'ai été voir Billy...
__ Mince ! Jacob n'aurait-il pas osé dire à propos de la... ? Je me raidis, attendant qu'il continue.
__ -Et il m'a demandé de lui rendre un service. Mais je ne suis pas sûr...
__ -Un service ? Quoi comme service ?
__ J'étais sceptique. Pourquoi diable Charlie me parlait du service demandé par Billy ?? Sauf si n'avait un rapport avec Jacob, ou moi, ou Charlie, ou bien alors tout le monde... Je levai un sourcil et croisai les bras. Le doute m'envahit, cependant.
__ -Je ne l'avais jamais vu aussi déterminé, reprit-il après un instant de silence, si sûr de lui... Apparemment Jacob serait devenu une véritable plaie...
__ J'en eus assez.
__ -Papa, crache le morceau à la place de tourner autour du pot, m'écriai-je...
__ -Billy me demande de te fouttre carrément à la porte pour que vous puissiez aller habiter à Springfield ! Voila ! Mais s'il croit que se sera si facile...
__ Un sourire idiot étira mes lèvres. Jake et Billy m'aidaient. Quelle délicatesse. Mais peut-être que Billy disait vrai, et que Jacob était devenu vraiment une plaie. Je soupirai...
__ - En parlant de Springfield, m'autoriserais-tu au moins à la fin de l'année à y aller ? Je te signale que je devrai meubler l'appartement ! Et puis maman m'a prévenue, que si ce soir, tu ne me disais pas oui, elle se ferait un honneur de, je cite, « venir te botter les fesses, peut importe que tu sois flic ou pas »...
__ Je n'avais pas menti. Ce sont les paroles de Renée.
__ - J'imagine ne pas avoir le choix. Mais pas tout de suite !
__ Oui ? C'était oui ? Mon c½ur battait si vite que je crus pendant un instant qu'il allait lâcher. Oh joie ! J'allais quitter ce trou, et Jacob m'accompagnerait ! (Ma colère contre lui s'évanouit). Je me mis directement à imaginer ma nouvelle vie qui, j'espère, sera meilleure que celle vécue ici. Mais que racontais-je bon sang ? Ma vie à Forks fut magnifique... Je me rectifiai, ma nouvelle vie serait meilleure que ces six derniers mois... Non ! Il fallait que j'arrête de m'apitoyer sur mon sort. Springfield... Enfin !
__ -Merci... Vraiment beaucoup ! Merci, merci, merci.
__ Mes larmes étaient à deux doigts de couler. Je me répétai à plusieurs reprises d'être forte. Alors je respirai profondément pour me calmer et j'avançai vers mon père, qui se leva, pour l'enlacer fortement. Nous restâmes dans cette posture pendant plusieurs minutes. Maintenant, il ne me restait plus qu'à aller voir l'appartement, signer le contrat avec Melany et c'était bon. Je pourrais quitter la maison. Je me souvins alors des mots de Charlie. Pas avant la fin de l'année scolaire. Je soupirai.
__ -Un problème, répliqua Charlie.
__ Je répondis négativement et replongeai directement dans mes pensée, toujours dans ses bras. Je sentais que je regretterais plus ou moins Forks. Charlie a été un père formidable, même souvent absent, ou silencieux. Il avait eu le courage de m'accepter, et cela me suffisait amplement. Ça me déchirait le c½ur de le laisser seul. Connaissant ses talents culinaires assez pitoyables, je paniquai. Mais je savais que Billy et tout ses amis ne le laisseraient pas mourir de faim dans la maison. Les souvenirs m'envahirent. Ma première venue, mon cadeau de bienvenue, tout. Et mon sourire idiot étira derechef mes lèvres. Et soudain, un autre souvenir me frappa. C'était passé à nouvel an. Quand il m'eut annoncé qu'il avait décidé de rénover la maison. Du moins, l'étage du dessus.
__ -J'ai assez d'économies pour agrandir ta chambre et faire une nouvelle salle de bain, m'avait-il annoncé un dimanche d'hiver.
__ Cette fois, mon sourire devint malicieux, presque trop.
__ -Papa ?
__ -Hm oui ??
__ Je me dégageai de son étreinte, et fit en sorte d'avoir le sourire le plus angélique que possible...
__ -Tu te souviens de ce jours d'hiver ??
__ -Le quel ? demanda Charlie.
__ Je fis mine de réfléchir.
__ -Euh... celui où tu avais annoncé que tu voulais rénover la maison.
__ Il parut réfléchir un moment. Les traits de son visage montrèrent une forte concentration. Et du coup, il se souvint.
__ -Ah oui ! C'était le... 16 janvier non ?
__ -Mhm, acquiesçai-je en hochant la tête.
__ -Quel rapport ? demanda Charlie en levant un sourcil.
__ Mon sourire devant alors diabolique. On aurait dit une sadique.
__ -Papa, ne crois-tu pas qu'il est temps de commencer les travaux ?
__ Sa tête me confirma qu'il avait compris mon allusion.
__ -Il n'en est pas question !
__ Sa réaction aussi...

# Online seit Mittwoch, 25. Februar, 2009 um 14:51

Geändert am Dienstag, 02. Juni, 2009 um 16:21

...

...
-Mais pourquoi papa ? De toute façon je devrais aller un de ces quatre voir l'appartement !
__- Parce qu'il n'en est pas question, Bella ! L'année scolaire n'est pas terminée. Tu auras toutes les vacances d'été pour aménager ton logement. Tu ne veux quand même pas m'abandonner maintenant, se plaignit Charlie, sont visage formant une moue triste.
__Je détestais plus que tout cette tête. Mais s'il pensait qu'il m'aurait, et bien j'espérais qu'il aimait les déceptions ! Pour l'instant, ce n'était pas la peine de se crier dessus. Je reçus ce que je voulais, c'était l'essentiel. Tous mes faits et gestes montraient mon bonheur, et c'était assez honteux. Premièrement, la vaisselle. Pour la première fois, en dix-huit ans d'existence, je chantais pendant que je lavais une assiette. Deuxièmement, mes devoirs. Alors là, c'était du jamais vu. Mon application niveau écriture eut atteint des niveaux remarquables ! Je frôlai la crise d'hilarité. Que m'arrivait-il ? Je soupirai d'exaspération. Le ridicule avait aussi atteint un niveau pas possible. Vint alors le moment de dormir. Une catastrophe... Mon premier geste fut celui de fermer soigneusement la fenêtre, ensuite de placer tout un tas d'objets de taille différentes (le rocking chair y passa aussi). J'allai dans la futur ex unique salle de bain et fit mon toilettage du soir, ou vivait mon moment d'humanité. Je rigolai à cette pensée... Instant d'humanité. Quelles autres idioties avais-je pu dire encore ? Je secouai ma tête de gauche à droite, chassant mes pensées dites « malsaines ». J'avais hâte d'annoncer la bonne nouvelle à mon mécanicien préféré. Et je pouffai de rire à nouveau. Encore une idiotie Bellaïenne... Je sortis de la salle d'eau et descendit au rez-de-chaussée. Comme à l'accoutumée, Charlie se tenait devant la télévision, télécommande en main, pieds étendus sans gêne sur la table base en face du canapé. Je m'assis à côté de lui, et regardait en direction de l'écran. Pas de sport ce soir, mais pire ; une émission de pêche. De quoi vous donner envie de déguerpir sur le champ.
__-Papa, soufflai-je, pourquoi regardes-tu ces émissions d'une débilité excessive ?
__-Ces émission d'une débilités excessive comme tu les appelles, m'aide à me perfectionner en pêche !
__-Papa, soupirai-je cette fois, tu n'as aucunement besoin d'une émission pour te perfectionner ! On devient meilleur en pratiquant !
__-Oui d'accord. Maintenant, au lit !
__Charlie éteint le téléviseur et s'étira comme un chat, en moins gracieux. Je me levai, il me suivit. A l'étage, il me salua et m'embrassai le front. J'ouvris la porte et encore un courant froid m'envahit et Charlie aussi.
__-Nom d'un chien, Bella, s'écria mon père. Nous ne sommes pas en été !
__-Je sais, murmurai-je en essayant de dissimuler ma frayeur. C'est juste que... Je voulais aérer ma chambre.
__Je m'empressai de rentrer en marmonnant en vitesse un « bonne nuit » et fermai la porte. Que se passait-il dans cette maison, bon sang ! J'avais déposé les objets les plus encombrants devant la fenêtre, pourtant. Ma tête me fit mal. Arg., plus vite je quittais cette ville, mieux ce serait ! Quel être mythique cette fois ? Les elfes ? Les Trolls ? Les Fées ? Les hybrides ou les lutins ? Trois sentiments en moins se mélangeaient : la peur, la rage et l'étonnement. Co-comment ? Et sans l'entendre ? Nous aurions entendu, avec Charlie, le raclement de chaise, des pas, mais rien. Absolument rien. Cette nuit je ne dormis pas, de peur que cet intrus ne revienne. Je gardai le morceau de tissus avec moi, sous mon oreiller. Cette odeur m'intriguait, me plaisait. Je décidai de rassembler tous les éléments à ma portée. Je pris donc une feuille et un stylo et m'assit sur mon lit. Et commençais à marquer.

1.Créature masculine
2.Inhumaine
3.Force incroyable
4.Odeur subtile (bout de tissus retrouvé)
5.Riche(déduction)
6.Ne vient que la n


__On toqua à la porte. Je me précipitai à ranger la feuille. Essoufflée, je criai bien fort « entre », il s'exécuta. Il m'observa d'abord et, ensuite, se permit d'entrer.
__-Je dérange ?
__-Non ! Bien sûr que non, répondis-je. Un problème ?
__-Je... Je voulais juste te demander si je devais jeter... ceci.
__Je vis l'objet qu'il tenait dans sa main.
__-Où l'as-tu trouvée ? Demandai-je, choquée...
__-Elle était dans... dans le tiroir de ma table de nuit, et franchement, je ne sais pas ce qu'elle cherchait là !
__Je tendis vivement la main pour prendre la photo. Alice l'avait prise celle-là. Je m'en souvenais comme-ci c'était passé hier. Juste après mes vacances chez Renée. Vacances affreuses qui plus est (je grimaçai). Deux semaines d'horreur. D'un côté, Edward n'était bien sûr pas venu, vampirisme oblige... J'avais visité pour la première fois Jacksonville. Quelle humidité, pouah ! On ne pouvait juste pas tenir dans ces conditions. Je respirais difficilement. Et le manque d'e fraîcheur me manquait, et les nuages gris aussi, et ma Chevrolet ! Pour la première fois de ma vie, j'eu l'irrésistible envie de fuguer de chez Renée, de prendre le premier vol possible et de rentrer à Forks. Surtout que ces deux tourtereaux qu'étaient ma mère et Phil ne m'aidaient pas non plus.
__Je me souviens que ce fut Edward à venir me chercher à L'aéroport de Seattle.(Je m'interdis de penser aux moments suivants.) Nous avions fait cette photo dans le salon des Cullen. Tous rassemblés. Sur l'image ne manquait personne. Je pus voir Carlisle, Esmé, étrangement Rosalie, Emmett avec sa bouille toute mignonne, Jasper, Alice qui me tenait fermement dans ses bras et enfin Edward qui se contentait de ma main. Il y avait aussi moi. Moi, une minable humaine ordinaire (d'accord, un peu plus pâle que la normale) entre toute cette beauté vampirique...
__Charlie me sortit de ma réflexion.
__-Alors ? Je la jette ou bien la brûle ? questionna Charlie, impatient.
__-Non, murmurai-je. Je tiens quand même à avoir un souvenir de ma vie d'avant Springfield, continuai-je en souriant.
__-Mais, tenta-t-il.
__-Il n'y a pas de mais, papa ! Edward ainsi que toute la famille Cullen ne sont qu'une image à présent (je secouai la photo). Pour moi, ils ne sont que des personnages fictifs. Si je pars, c'est pour que je ne mélange pas réalité et souvenirs. Toi, moi, tous mes amis, Renée et Phil, c'est la réalité. Alors que d'autres personnes ne sont plus que ça (je remontrai la photo).
__Charlie n'était plus en état de dire quoi que ce soit. Etait-il abasourdi par mon mini discours ? Je rangeai la photo dans ma table de nuit pour ce soir. Il faudrait que je lui change de place, avant qu'elle ne disparaisse. Charlie c'était contenté d'hocher la tête. Il me souhaita une bonne nuit, et quitta la chambre.
__Mais comment se faisait-il que cette photo ne soit pas parvenue entre les mains d'Edward ? Tout avait été supprimé pourtant ! Cela devait être comme s'il n'existait pas. Travail mal fait. Je levai les épaules, ressortis la fameuse feuille et relis ce qui avait été noté plus tôt. Premier point, créature masculine et deuxième point, inhumaine. Le premier point se reliait au quatrième, odeur subtile. L'odeur était masculine, je n'avais aucun doute là-dessus. Donc, point un et quatre étaient sûrs. En suite, le point deux allait avec le quatre. Alors je pris le bout de tissus, et touchai la matière. C'était bien du satin mais va savoir quelle sorte ! Je soupirai. Mais de toute façon, cette matière était chère, et peu de monde pouvait se la permettre.

7. Non originaire de Forks

__Evidemment. Les seules personnes étant capable de s'acheter un habit de cette matière n'était que les Cullen qui ne faisaient plus partie de Forks depuis long...
__Et si c'était... Non ! Non Bella enlève cette possibilité ! Juste Impossible. Je respirai de coups et me calmai. Quelle cruche que j'étais ! De toute façon quelle importance ? Je continuai mon enquête. Mais tout me menait à dire que la créature me rendant visite était un vampire. Logique, absolument logique, puisque les seuls êtres mythiques connaissant ne sont que ces derniers et les loups-garous. Etant donné que les loups-garous ne venaient ici, il ne me restait qu'une seule possibilité. Je soupirai d'agacement. Pitié, pas encore des vampires. Cela forcerait Jacob à rester à Forks, le temps que cet « inconnu » soit stoppé.
__Je m'endormis éreintée après minuit.
__Je ne sait encore par quel moyen, mais je réussis à persuader Charlie à me laisser partir avant la fin de l'année. J'y était parvenue. Bien sûr, avec l'aide de Jacob et des menaces de Renée. Aujourd'hui était le jour de mon départ et je devais aller au supermarché et acheter de quoi faire des sandwichs pour moi et Jake. Connaissant son appétit d'ogre, je sentais que je devrais acheter de la nourriture pour dix. Au parking, je croisais Mike et ses parents.
__-Alors, c'est vrai ce que les gens disent ?
__Je me retournai et le regardait droit dans les yeux, froids. Ils transmettaient toute la colère, la tristesse. Je me contentai de poser une question
__-Que disent les gens ?
__-Que tu quittes Forks.
__-Oui, c'est bien vrai, répondis-je en me retournant et en continuant de faire mes courses
__-Quand ? Je l'entendis me rattraper en courant
__Je regardai ma montre.
__-Hum, dans quatre heures, à quatorze heures.
__-Quoi ? cria-t-il si fort que les caissiers le prièrent d'être plus discret.-Quoi ? répéta-t-il. Tu n'es pas sérieuse tout de même !
__-Si, Mike, et même très sérieuse.
__Il ne bougea pas pendant si longtemps que je l'abandonnai à même l'allée et continuai ma chasse au jambon. J'entendis derechef des pas précipités venir vers moi. Je soupirai et me retournai. Mike, encore.
__-Où ?
__-Springfield, dis-je légèrement irritée par cet interrogatoire improvisé. Ce garçon était devenu insupportablement collant et agaçant. Autres questions ?
__-Non, dit-il, juste une remarque. Tu aurais pu nous le dire, et ne pas nous laisser comme ça et l'apprendre par la bouche des professeurs !
__-Qu'est-ce qui aurait changé ? Criai-je à mon tour. Vous m'aurez quand même fait passer le même interrogatoire que tu fais maintenant.
__ Des larmes de rage n'allaient pas tarder à jaillir de mes yeux si je ne me retenais pas. Sur les nerfs... J'étais trop sur les nerfs. Mike me regardait. Ses exprimait cette fois la déception. Et je haïssais décevoir quelqu'un, aussi énervant fût-il.
__-Je pensais que nous étions amis, Bella. Je crois m'être trompé.
__Il se retourna et partit.
__-Attends ! Criai-je. Attends !
__Il se ferma, mais ne se retourna pas pour autant. J'accourrai jusqu'à lui.
__-Salue les tous de ma part ! Angela, Ben, Jess, Tyler, Eric, même Lauren si ça te chante.
__Nous restâmes ainsi, face à face, sans bouger. Voyant qu'il n'avait pas l'intention de parler je repris.
__-Merci. (J'attendis qu'il dise mot, mais rien.) Merci,, de m'avoir accueilli à mon arrivé, de m'avoir accepté et intégré à tes amis. Merci pour la confiance et... ex-excuse-moi pour le mal que je t'ai fait. Désolé d'avoir refusé toutes tes invitations.
__Mike s'esclaffa à ma dernière réplique alors que je rougis... La situation était comique, et pas qu'un peu.
__-Ne t'inquiète pas, répondit-il. Tu vas me manquer.
__Il m'enlaça rapidement, avant que ces parents ne l'appellent. Je lui demandai de dire à Angela de m'appeler. Nous nous saluâmes et chacun partit de son côté. Oui, ils allaient me manquer, beaucoup qui plus est. Je refusai, cependant, à déprimer. « Ça ne sert à rien » me dis-je. Alors je finis de faire les courses, non sans trébucher, avec un grand sourire.
__-Allez les enfants, filez avant qu'il ne fasse nuit, dit Charlie, avec un manque d'enthousiasme insultant.
__-Papa, arrête de tirer cette tête de déprimé !
__-Quoi ?`tu veux peut-être que je saute dans tous les sens en criant « Oura ma fille va vivre à Springfield » ?
__-Non, rétorquai-je
__-Ce serait drôle à voire, m'interrompit Jacob.
__-Toi, la ferme, grognai-je. Je ne veux pas pleurer avant de partir ! Et tu ne me facilites pas vraiment la tâche, là.
__Je venais de ranger les derniers sandwichs dans le sac à dos. Mes bagages étaient dans le coffre de la voiture de Jake. Nous nous étions mis d'accord à ce que la Chevrolet soit vide pendant le voyage, par mesure de sécurité. Je regardai la montre, treize heures quarante-cinq. Nous avions encore le temps. Je montai dans ma chambre. Elle était comme à mon arrivé à Forks. Les vieux posters accrochés, les rideaux à leur place, même la météo était pareille ; il pleuvait. Les armoires étaient vident. En parlant d'armoires... J'ouvris le tiroir de la table de nuit. Ma photo était toujours présente. Je jetai un regard vers la fenêtre et vers la porte avant de prendre la photo et de la mettre dans un livre qui fut placé dans le sac à dos. Devant les voitures, Jacob et Charlie m'attendaient. L'un avec un sourire, l'autre avec une grimace.
__-Sheriff Charlie Swan ! Auriez-vous la bonté d'arrêter de tirer une tête d'enterrement, merci !
__Le dit Charlie roula les yeux et souri enfin.
__-Je suis prête, déclarai-je. Jake ?
__-Je n'attends que toi.
__-Tes sandwichs sont dans le grand sac à la banquette arrière, lui rappelai-je. Je te suivrai jusqu'à Springfield, ensuite je montrerai le chemin jusqu'à l'appartement où Melany nous attendra pour nous donner les clés. Ah, et ne roule pas trop vite. La camionnette n'est pas une rapide
__ Jake acquiesça et chacun monta dans sa voiture. La clé était sur le siège passager, bien grande. Je la pris et le mis dans le contact. Je soufflai un grand coup. Mes mains tremblaient et j'en ignorais la raison. Je fermai les yeux et tournai.
__Bizarrement, le moteur ne rugit pas. Je n'entendis que des toussotements. Mes sourcils se froncèrent. Que se passait-il ? Je réessayai. Toujours la même chose. Une troisième, une quatrième, cinquième... J'abandonnai à la septième fois. Jacob était sortit de la voiture. Et me fit signe de descendre, ce que je fis, et ouvrit le capot du véhicule.
__-Pouah ! C'est quoi cette odeur infecte ? Ricana-t-il.
__-C'est toi le mécanicien, pas nous, rétorquai-je.
__-Mais que diable as-tu fait avec la camionnette avant de venir ?
__-Je suis allée au supermarché et suis revenue, c'est tout, répondis-je
__Après plusieurs minutes d'inspection, le verdict arriva.
__-Quelque chose à brûlé, d'où la provenance de l'odeur, et la batterie est morte. Il faut en acheter une autre. Bella, c'est soit nous partons les deux avec ma voiture, soit nous attendons trois jours, histoire d'arranger le problème. A toi de voir.
__-Nous partons, déclarai-je sans hésitation
__-Comment ?Cria mon père. M-mais, mais...et la Chevrolet? Tu en auras besoin pour...
__-calmez-vous Charlie, l'interrompit Jake. Le lycée est juste à côté de l'appartement. Je n'en aurai pas besoin l'année prochaine puisque je serais en terminale. Bella pourra utiliser ma voiture, le temps qu'elle puisse s'en acheter une elle aussi.
__Malgré son air désapprobateur, j'aurais pu parier des millions qu'il était soulagé que la voiture soit morte. Je ne voyagerais pas seule. Cela m'arrangeait aussi. Je n'aurais pas à m'inquiéter. Je pris mon sac à dos et le jetai sur la banquette arrière de la voiture de mon amoureux. J'allais ver mon père, et l'enlaçai fermement. Je ne pus m'empêcher de laisser couler quelques larmes. Il allait réellement me manquer. Comme toute la ville... Je m'empressais d'entrer dans la voiture. J'entendis Jacob saluer mon père.
__-Fais attention à toi, Jake, et à Bella aussi. Surtout à elle. Si je devais apprendre que ma fille a un souci avec toi, je peux te jurer que tu passeras une petite semaine enfermé.
__-Je gémis. J'adorais mon père, mais qu'est-ce que je pouvais détester le sheriff Swan... Jacob ria et lui assura que tout irait bien. Oui, tout ira même plus que bien... La porte côté conducteur s'ouvrit, et Jake s'assit. Il me regarda et nous nous sourîmes.
__-Alors, prête pour un voyage de plus de 24 heures ?
__-Oui, soufflai-je. Et ensuite, à nous la nouvelle vie.
__Sa main sombre vint caresser mes cheveux.
__-Alors c'est parti ! Et au fait, navré pour ta voiture...
__La voiture démarra, et dans un dernier signe de la main, je me retournai vers la route et le paysage qui s'offrait à moi. C'était fini. Mes souffrances étaient enfin finies. Aucun regret ne me rongeait, absolument aucun. J'étais sereine. Jacob m'accompagnait, et c'est tout ce qui comptait à mes yeux à présent. Pas d'amis, pas de Chevrolet, pas d'Edward, plus rien. Je partais vers quelque chose de nouveau, d'inconnu, de passionnant. C'était comme l'oisillon qui s'envolait pour toujours, sans se retourner en arrière, sans jamais revenir... Sauf que l'oisillon partait avec un loup-garou. Et alors ? L'oisillon avait le droit de partir avec n'importe qui !
__Je n'avais pas entendu la radio s'allumer. Je n'y prêtai aucune attention. Curieuse, je pris mon sac à dos et sortit, le livre pris. Les misérables. Un sourire ironique orna mes lèvres Le livre que je lisais pendant mon vol jusqu'à Seattle l'an dernier. J'ouvris à la première page et plongeait dans le récit de Victor Hugo. Environ 200 pages plus tard, je plaçai la photo à la bonne page et fermai le bouquin. Dehors il faisait presque nuit...
__-Où sommes-nous, demandai-je à Jacob.
__-Euh à ma gauche se trouve Kittas ...
__-Combien de temps que nous voyageons ?
__-Six heures...
__Je grimaçai. Six heures... je parie qu'avec Edward on serait beaucoup plus loin. Bella, Non ! Arrête de penser... Je secouai la tête pour me sortir cette pensée. Heureusement qu'il faisait sombre dans la voiture.
__ Je mangeais mon premier sandwich vers les vingt-deux heures. Jacob en était à son troisième. Heureusement que j'eu pensé à en faire une bonne trentaine. Le lendemain matin, je vis que nous avions bien avancé. J'ignorais où nous nous trouvions cependant. Deux heures plus tard, je pris le volant et conduisis toute la journée, en écoutant la radio et les ronflements de Jacob. Je me demandais comment allais-je pouvoir dormir comme ça... Vers la fin de l'après midi, je m'arrêtai à une station service. Jacob remplit le réservoir pendant que je me faisais une petite toilette et m'achetai quelques magazines à lire. En suite, pendant que lui était allé payer l'essence et se faire aussi une toilette, moi je téléphonai à ma mère. Comme à son habitude elle paniquait comme pas permis. Je pris encore des heures à la calmer. Enfin, le téléphone raccroché, je m'autorisai parler avec mon amoureux. Les discutions sérieuses devinrent rapidement des fous rires pour un rien, de petites chamaillées. Nous faillîmes faire un accident à plusieurs reprises, mais nous riions toujours autant. Je lis à haute voix nos horoscopes respectifs, nous moquâmes de leur contenu ridicule. Vers les vingt et une heures je téléphonai à Melany pour la prévenir que nous serions à Springfield vers minuit et donc, de ne pas nous attendre et de mettre la clé sous le paillasson. Elle m'informa que le logement se trouvait au cinquième étage à gauche. Je la saluai et raccrochai.
__-Pas fatigué ? M'enquis-je. Si tu veux je peux prendre le volant.
__-Non, je ne suis pas fatigué, rétorqua-t-il. Et puis tu vas te perdre, ajouta-t-il, un sourire au coin.
__-Non, je ne vais pas me perdre ! Il y a les panneaux, protestai-je
__-Quelle sortie, me testa-t-il.
__-celle qui mène au sud de la ville. C'est le plus simple.
__-Bien, tu as appris ta leçon.
__Nous entrâmes à Springfield à minuit exactement. La ville était illuminée de partout et les voitures roulaient encore. Normal, nous étions un vendredi. Nous trouvâmes avec grande peine l'appartement, et surtout avec une dispute, bien entendu. Jacob parqua la voiture devant le bâtiment. Nous sortîmes le plus important, à savoir les habits et la nourriture. J'entrai en premier dans l'appartement. Il était d'une grandeur incroyable, les couleurs étaient bien choisies. La plus grande pièce, j'en déduis le salon, était dans les bruns-beige. Les deux salles de bain étaient dans les teints marins.
__-Bella ! Viens vite ! cria Jacob depuis une pièce encore inconnue pour moi.
__-Qu'est-ce qu'il.... Oh mon Dieu !
__C'était la pièce, la plus belle de tout l'appartement. J'adorais le blanc et le noir. Le deux couleurs était si bien mélangées ensemble. La chambre était immense. A travers la baie vitrée, on avait une magnifique vue de la ville. J'étais émerveillée... Je me retournai et vis le lit à baldaquin était splendide. Les barres de fer montaient jusqu'à en toucher le plafond. Le voile blanc cachait le lit lui-même. Les armoires étaient d'un noir parfait. Le parquet tout aussi blanc brillait sous la lumière des lampadaires.
__-Magnifique, chuchotai-je
__-Tu prends la douche en premier ? demanda Jacob en me coupant dans mon observation.
__-Oui.
__Je quittai la chambre, me dirigeait vers le futur salon et sortit de mon sac ma trousse de toilette et un linge. Cette fois, j'optai, pour un bain. Trente minutes plus tard je sortis da la salle d'eau, me mis en pyjama et retournai dans la chambre à coucher. Je m'approchai du lit et attachai le drap à l'une des barres. Les coussins et les couvertures m'appelaient et je n'eu pas d'aide pour m'y jeter. Confort. J'en gémis... Mes membres étaient courbaturés. Je m'étirai. A ce moment, Jacob arriva, vêtu uniquement de son sous-vêtement. Je rougis.
__-Une place où je suis condamné à dormir par terre ?
__Sans dire mot, je me mis sous les couvertures, laissant une place à Jake qui se coucha par-dessus les couvertures.
__-Bonne nuit.
__-Bonne nuit, répondit-il.
__Je ne me souvins plus très bien s'il m'avait embrassée, je dormais déjà.

# Online seit Sonntag, 01. März, 2009 um 16:20

Geändert am Dienstag, 02. Juni, 2009 um 16:22